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LA-FOXE: intro

LAFOXE - performance pour 4 projecteurs 16mm

LAFOXE est un duo d’improvisation cinématographique. Gaëlle Rouard et Etienne Caire jouent avec des projecteurs 16mm modifiés et des films hollywoodiens retouchés à la Clinique MTK.
Une expérience unique pour un cinéma dont l’ultime transformation ne se loge définitivement pas sur la pellicule, mais ici, en direct, par des interventions sur toutes les dimensions du procédé de projection.
Les manipulations irrévérencieuses et fermement infligées aux films et projecteurs visent à retourner le regard du spectateur. Il peut voir l’abîme du prétexte narratif et se trouve projeté dans la pratique même du processus cinématographique.
Lafoxe développe son jeu de geste depuis 10 ans avec la Cellule d’Intervention Métamkine et des musiciens de la scène d’improvisation européenne.

Les images comme les sons, issus en grande partie de found footage sont retravaillés chimiquement dans notre laboratoire ( Atelier MTK ).
La performance consiste en un jeu de démontage des mécaniques narratives conventionnelles.
Les manipulations irrévérencieuses et fermement infligées aux films et projecteurs visent à retourner le regard du spectateur. Il peut voir l’abîme du prétexte narratif et se trouve projeté dans la pratique même du processus cinématographique.
Un cinéma qui nie l’idée même d’un produit définitif, figé : son ultime transformation ne se laisse décidément pas fixer sur la pellicule.
Notre pratique relève d’abord des arts de support et plus précisément des arts chronographiques, c’est à dire qui travaille sur le temps fixé (scansion constitutive du matériau film, durée de la projection). Le fait de présenter nos travaux sous les modes de la performance et de l’improvisation préparée permet d’envisager la création du matériau image-son, non pas comme circonscrite dans une phase localisée du travail de composition, mais continue à tous les stades, depuis les premiers développements et jusqu‘à la projection, dans un geste sans arrêt qui se voudrait l’esprit même de l‘œuvre.
Le film n’est donc pas vu comme un moyen de mettre bout-à bout des fragments afin de susciter toujours au final un sens narratif, une vraisemblance de telle ou telle sorte, mais d’accentuer et enrichir le rôle crucial que joue le montage dans toutes ses possibilités, par des va-et-vient entre le jeu en direct et le travail de composition.

mais encore
LAFOXE
Escrocs et consorts sont dans la salle.

Dans un film, Il y a une application à parfaire la continuité entre les éléments disparates.
Ici, la composition se fait par blocs entiers, sans soudure, par simple juxtaposition de plan.
Et c’est par le geste, la manipulation du film pendant la projection, que se produit l’apparition d’une idée, un jeu avec l’intellect, un dépassement du déroulement logique de l’action.
L’effet général est de grouillement, de catalogue confus, de planche d’histoire naturelle du cinéma.
Après une première inquiétude, c’est l’ordre, l’harmonie, la logique, l’humour, qui s’imposent et qui donnent un sens à ce rassemblement insolite.
Mais, a priori, on ne sait pas s’il s’agit d’une fable, d’une allégorie, d’un jeu de société, d’une caricature.
De toute façon le spectateur ne peut pas s’empêcher de faire des liens, il est un narrateur incessant.
Lafoxe se joue de lui, comme dans un conte populaire, s’appuyant sur un effet de réflexe chez le spectateur, invariablement déshonoré par une collision allusive, grotesque ou métaphorique.
Si l’on croit aussi qu’un film ne parle en fin de compte que de lui, ici on nous donne à sentir cette intuition fragile qu’est la pellicule.